mercredi 17 juin 2015

Au parc


Nous habitons dans un village sans parc pour enfant. C'est très dommage, mais c'est comme ça.

Lorsque nous avons peu de temps et que nous souhaitons, malgré tout, sortir de notre cocon, nous allons au squate-parc, qui n'a de squate-parc que le nom puisque je n'y ai jamais rencontré de squate : il s'agit d'un lieu clôt, au sol plat, bitumé, bien pratique pour le vélo, les rollers, les porteurs et trottinettes des plus petits. On y trouve également quelques éléments en béton qui plaisent beaucoup pour l'escalade et l'équilibre.


J'aime les balades en forêt, les piques-niques au bord de l'eau. Les enfants aussi, bien sûr. Mais les parcs, à mon sens, sont un formidable lieu de rencontres, de motricité et de joyeux bazar qu'il ne faut pas négliger : nous aimons en découvrir de nouveaux et, dès que nous en avons l'occasion, nous faisons un petit arrêt toboggan, balançoire ou tourniquet.

Et finalement, notre petit village sans parc a un certain avantage : nous visitons les villages du coin, nous répertorions les structures sympas sur les longs trajets en voiture, nous cherchons des nouveautés ... Pas de lassitude donc, et de nombreuses manières de s'amuser tout en bougeant énormément.



 







Cette année, Plume n'a plus ses séances hebdomadaires de psychomotricité. Elle doit travailler son tonus, son agilité, ses réflexes, et, grâce aux parcs des alentours, elle est devenue une championne des murs d'escalade.
Petit N. la suit, heureux de bouger, de grimper, de tourner.
Et les deux grands rencontrent des copains, imaginent des histoires, des châteaux forts et des rivières de crocodiles ... pour peu, bien sûr, que la parc s'y prête : de plus en plus apparaissent des parcs sans âme, sans herbe, sans arbre, sans ombre, sans pâquerette, trop petits pour courir et se cacher. En un mot : des parcs qui n'ont pas été conçus avec des yeux d'enfant.