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vendredi 3 juillet 2015

Déjà juillet !!!

L'année scolaire se termine, et avec ça les bilans scolaires, acquis, non acquis et compagnie.

Plume a ramené son livret d'évaluation et j'ai beaucoup apprécié le titre : "évaluations de quelques-unes de mes compétences en moyenne section". Parce qu'il n'y a pas que les fiches, pas que l'école, pas qu'une seule manière de tester les connaissances. Un bien beau titre qui dit l'essentiel : l'évaluation est là mais elle ne reflète qu'un aspect de votre enfant, qu'une petite partie de ses compétences. Surtout en maternelle !!! 

Plume entrera en grande section en septembre. Elle a "acquis" assez d'éléments pour que son passage en classe supérieure soit possible. Elle aura, comme cette année, une AVS 12h par semaine. Les séances hebdomadaires au CAMSP reprendront en septembre après une année "libre" : orthophoniste et ergo. Cette pause a été bénéfique pour tout le monde je crois ; l'emploi du temps était moins chargé, Plume a pu souffler un peu. Son langage s'est bien développé, il est temps d'approfondir, de travailler certains points. Quant à la motricité fine, même si elle se débrouille bien, qu'elle a des gestes assez précis, la tenue du crayon va devenir problématique en écriture cursive et les séances d'ergo vont bien aider.

Grand A entrera dans la classe des grands : CM1-CM2 !!! Déjà !!! Son année s'est bien passée, il aime aller à l'école, apprendre, comprendre, il percute vite et a une très bonne mémoire. Je ne crois pas l'avoir aidé plus de dix fois pour ses devoirs de l'année : il veut faire à sa manière, gérer son temps, et je constate, quand j'observe à distance, qu'il est très appliqué et sérieux. Tant mieux donc, d'autant que s'il a besoin, il n'hésite pas à demander notre aide.

Concernant Fleur, l'année de CP a été difficile. Fleur rêve, papillonne, s'évade. Elle voudrait dessiner et prendre son temps. Discuter et bouger davantage. Je sens qu'elle souffre d'être sous stress, que sa confiance en elle s'étiole, qu'elle a une overdose de fiches. Ses acquis sont fragiles, sa lecture est loin d'être fluide, il est hors de question pour nous d'envisager un CE1 à l'école dans ces conditions. Les années de CP et de CE1 sont pour moi des piliers : beaucoup de choses se construisent, les principales bases sont posées à ce moment là. Je souhaite pour ma fille un bagage riche et solide, une meilleure confiance en soi et c'est pour cela que nous avons décidé de la déscolariser un an.
Cette décision a été longue à prendre : nous venons de passer trois mois à peser le pour et le contre. Mais au fond, c'est une évidence : je sais qu'on peut le faire, je sens que c'est ce qui lui faut.
L'éducation nationale part du principe que tous les enfants nés en 2008 doivent avoir les mêmes connaissances en juin, et que tous vont intégrer ces connaissances de la même manière. Pour certains, cela tombe juste. Pour d'autres non. Chez Fleur, le décrochage a été énorme : "bonne élève" en maternelle, elle s'est laissée dépasser petit à petit. L'an dernier, en GS, elle râlait car elle voulait apprendre à lire et en avait marre de compter les syllabes. Nous lisions un peu le soir et elle progressait bien. Cette année, l'envie de lire s'est envolée (périodes sensibles ...), des confusions se sont installées, renforcées, je pense, par l'approche globale utilisée en classe.
Je ne crois absolument pas que ma fille devrait être "première de la classe", mais elle est capable de beaucoup mieux. Et surtout : elle mérite que ses parents donnent le meilleur d'eux-mêmes pour la soutenir, la stimuler et l'accompagner. Sans stress. Sans punition parce que la fiche n'est pas terminée. Sans mise à l'écart sur la petite table parce que "tu discutes trop". Sans retour à la maison en pleurs parce que "c'est catastrophique". Ces petits détails qui semblent si anodins sont en vérité très importants dans la construction d'un individu. Je veux casser cette dynamique et l'étiquette qui est en train de se mettre en place sur le front de ma fille : "mauvaise élève".

Ces dernières semaines, je potasse le programme de CE1. Je cherche des idées, des textes, je tente de planifier un peu. Je veux suivre le programme de l'éducation nationale en maths et français tout en créant notre propre sauce. J'en reparlerai  bientôt ...

Bonnes vacances à tous !!!

jeudi 4 décembre 2014

L'organisation idéale

L'organisation idéale est celle qui convient à tous les membres de la famille. Chacun, bien sûr, fait parfois des concessions mais au final, tout roule et personne n'est mis de côté.

L'organisation idéale n'est pas celle de ma soeur ni celle de mon voisin, ni même la mienne : c'est celle de l'ensemble des habitants de notre maison.

L'organisation idéale n'est jamais figée, elle évolue car nous évoluons tous, nos besoins changent, l'âge des enfants, les rythmes de sommeil.

Nous avons tâtonné longtemps, et aujourd'hui je dois dire que ça va bien. Espérons que ça dure ...



Nous avons trois chambres (le projet d'agrandissement traîne en longueur) et quatre enfants. Nous avons essayé différentes manières de répartir tout le monde.
Au début les filles étaient ensemble. Mais elles avaient du mal à s'endormir le soir, puis M. a commencé à monter à l'échelle du lit ce qui me faisait très peur.
Nous avons donc mis les grands ensemble et M. toute seule (ce qui lui convenait très bien). Seulement c'était la java tous les soirs chez les grands, et je veux que mes enfants dorment suffisamment sans avoir à râler, à me mettre en colère et à expliquer pour la énième fois que dormir, c'est important (je vous passe l'exposé, énoncé avec calme et sincérité, qui marchait bien au début mais que je me suis lassée de répéter jour après jour).
Au final, nous avons mis un matelas par terre pour mon grand A. dans la chambre de M. . Et tout va pour le mieux.



Petit N. se couche à 19h45/20h dans notre chambre, où il a ses livres et des jouets. Je ne veux pas qu'il aille avec les grands car les chambres regorgent de playmobils, legos et accessoires minuscules en tout genres. Il aura sa propre chambre bientôt en principe.
A 20h les filles vont se brosser les dents avec papa, puis M. se couche après histoire, bisous et compagnie, à 20h15.
F. lit un peu avec moi, puis on lui raconte une histoire ou puzzle et elle monte à 20h30.
A 20h45, A. monte à son tour se coucher (après histoire ou jeu, en ce moment il aime jouer aux cartes) dans la chambre de M. , qui dort déjà donc plus de java !!! (cqfd)

Les objectifs principaux sont atteints : mes enfants dorment assez, chacun a un temps de qualité avec l'un de ses parents avant de se coucher et nos soirées sont calmes. Grand A. campe un peu (ses jouets et son bureau dans une chambre et son matelas dans une autre) et petit N. dort encore avec nous mais pas grave, c'est provisoire et ça convient à tous pour le moment.



Les matins d'école, c'est un peu identique : nous avons tâtonné longtemps avant que tout roule bien.
Aujourd'hui, les objectifs principaux sont atteint également : le réveil se fait en douceur, les enfants ne râlent pas pour se préparer, je ne crie pas et nous sommes à l'heure à l'école.
A 7h30-7h35 je réveille F. tout doucement. F. est très longue à se réveiller, elle a besoin de temps pour émerger et sortir du lit. Au début, je pensais que la solution était de la laisser dormir le plus possible puis j'ai parlé avec elle, j'ai demandé son avis : elle veut que je la réveille en premier pour avoir le temps, ne pas se lever immédiatement. Depuis que l'on fait selon son idée (2 ans environ), plus de crise au moment de s'habiller, F. est de bonne humeur et opérationnelle !!!
Je vais ensuite voir mon grand A. et M., qui lisent tranquillement dans leur chambre ou dorment (mais c'est très rare, ils sont tous les deux des lèves tôt). J'aide M. à s'habiller puis je retourne dans la chambre de F. pour lui dire de se lever et de s'habiller (si ce n'est pas déjà fait).
Petit N. se lève quand il veut, au pire il déjeune au retour de l'école.
Nous descendons déjeuner vers 7h50.
A 8h10 dents, visage, coiffure, puis manteaux et compagnie, en musique. J'aime mettre de la musique entraînante avant de sortir, chanter et danser tout en mettant les chaussures et en coiffant les filles.
8h25 départ : l'école est à côté, une minute de marche et voilà :-)



Comme je le disais, l'organisation idéale est celle qui convient à tout les membres de la famille. Que certains la trouvent trop stricte, trop cool ou pas assez je ne sais quoi n'est pas bien grave car c'est notre quotidien, pas le leur, nos objectifs sont atteints et c'est bien l'essentiel pour éviter les coups de bourre et les cris, les frustrations et la maman tyrannique.
J'avoue, à regret, que l'ami Ricoré ne nous rend pas visite chaque matin ... snif. Rien n'est jamais parfait, mais avoir des objectifs précis permet de relativiser sur ce qui est imparfait (F. qui part à l'école les cheveux détachés, non mais franchement ...) et de faire des efforts sur ce qui est important (j'aimerais vraiment ne jamais crier, j'y travaille ... )


Chez nous, tout n'est pas chronométré comme les exemples ce dessus. Mais la routine du coucher est importante comme le réveil en douceur. Les organiser au mieux aide tout le monde à se situer et évite bien des conflits.

( photos : automne 2014 )

lundi 3 novembre 2014

Vacances d'automne

La première période d'école est, je trouve, la plus fatigante pour les enfants. Il faut prendre le rythme, intégrer de nouvelles habitudes, se remettre "dans le bain".
Après tout ça, deux semaines de vacances, c'est bien. On a le temps de prendre le temps. 

Durant deux semaines je n'ai presque pas vu mes deux grands : ils jouaient aux playmobils à l'étage ou inventaient des aventures dans le jardin. La deuxième semaine, ils ont assisté à un stage nature : trois après-midi à balader, observer les arbres, les oiseaux, les petites bêtes. Ils sont revenus enchantés. Ils m'ont appris plein de choses !!!

J'aime beaucoup avoir mes grands avec moi, faire des expériences, des activités, des jeux. Mais ce n'est pas de ça dont ils avaient besoin ; même le soir il leur arrivait de jouer aux cartes entre eux et ne voulaient pas d'histoire.




Cette coupure, ils l'ont vécu presque hors du temps. 
Puis hier, tout doucement, l'école est revenue dans les esprits : on a passé un moment calme avec chaque enfant, on a regardé les cahiers, on a posé des questions, on a écouté ce qu'ils voulaient bien nous donner (F. , surtout, parle peu de ce qu'elle fait en classe).

Aujourd'hui, mes grands sont partis à l'école tout frais, détendus, reposés. 

Et je tiens à dire merci aux instits qui ne donnent pas de devoirs durant les vacances, qui laissent les enfants faire une vraie pause, prendre tout le temps qu'ils veulent pour jouer, rêver et dessiner. 



théâtre : impro avec un accessoire (été 2014)