Lorsque nous avons décidé de déscolariser Fleur, nous avions plusieurs idées en tête :
La première, et la plus importante : lui permettre de souffler. Fleur saturait, faisait de grosses colères, avait besoin de temps pour elle, pour rêver et pour grandir. Clairement, le rythme de l'école ne lui convenait pas, elle était en manque de dessins et de projets personnels. Elle passait souvent des parties de récréation dans la classe pour finir son travail et le vivait très mal. Faire les devoirs à la maison était un enfer, j'avais l'impression, véritablement, qu'elle prenait cela comme une agression.
En un an, je pense qu'elle a grandit. Je la sens prête à retrouver l'ambiance classe, prête à suivre un rythme plus intense sans perdre pied.
Seconde raison : son manque de confiance en elle. Si, aujourd'hui, il faut encore être derrière elle pour l'aider à franchir certains caps ( prendre le télé-siège, nager sans brassards ... ) il ne s'agit plus de blocages systématiques comme l'an dernier mais plutôt de son caractère : Fleur n'ose pas se lancer.
Je me souviens de sa crise de larmes lors de sa première récitation de poésie avec moi en octobre : elle avait fait une seule erreur et ne le supportait pas !!! Aujourd'hui elle vit mieux l'échec, accepte plus volontiers de se tromper, donne ses sentiments de manière claire si ça ne va pas, souvent de façon très "sage" et humble, mais sans se braquer. Elle rit parfois de ses erreurs et comprend leur intérêt (de manière générale). Ma fille croit en elle et réalise petit à petit qu'elle est capable de réaliser de grandes choses.
Troisième raison : son niveau. Et un soupçon de dyslexie que l'orthophoniste n'a pas pu confirmer lors du bilan de juin 2015.
En maths et français, le programme de CE1 est bouclé. Les progrès en lecture sont énormes, même si elle a besoin, parfois, d'un peu de temps pour tel ou tel mot compliqué.
En ce qui concerne l'écriture, l'envie est venue petit à petit. Sans forcer. En douceur. Nous avons progressé à son rythme et je faisais très attention à ne pas la mettre en échec en début d'année. Fleur a toujours eu une très jolie écriture, mais elle ne prenait plus aucun plaisir à copier des lignes et des lignes, en sachant d'avance qu'elle n'allait pas y arriver. Elle confondait b/d, an/na, p/q etc ... C'était trop pour elle : à la fois s'appliquer et transformer le script du livre ou de la fiche en cursif sur son cahier, tout en répondant, en plus, à une question posée. Jusqu'aux vacances de Toussaint, elle n'a copié que des textes dont le modèle était en cursif, le temps de se détendre un peu et de repartir de zéro. Nous avons introduit les changements script/cursif à partir de novembre dans des exercices très ciblés : une phrase à copier, avec pour seule consigne de faire attention aux lettres.
Aujourd'hui, Fleur recopie d'elle-même des définitions du dictionnaire (!!!) et elle s'amuse :-)
Je reste cependant inquiète en ce qui concerne son langage oral.Elle comprend bien les textes lus mais a du mal à s'exprimer, à trouver ses mots, ce qui entraîne une langueur assez importante dans ses paroles et la pénalise beaucoup (en calcul mental, par exemple, il lui est difficile de donner le résultat à voix haute, non parce qu'elle ne connait pas la réponse mais parce qu'elle ne sait pas dire le nombre sans hésiter longtemps). Cela ne semble pas la complexer dans sa vie quotidienne mais je songe de plus en plus à lui faire pratiquer un second bilan ortho.
En maths, tout le programme semble clair. Ses créations en géométrie sont propres et soignées, elle est appliquée et précise. Nous continuons régulièrement le calcul mental durant l'été, ainsi que la lecture de nombres que je note en chiffres sur le tableau.
Enfin, Fleur est rêveuse. Vraiment rêveuse. Elle se déconnecte parfois. Bloque complètement. Durant de longues minutes, elle s'évade et n'arrive plus du tout à revenir. Puis elle perd le fil. En classe, cela l'handicapait beaucoup. Nous avons travaillé l'autonomie, la concentration, mais je reste inquiète à ce niveau là : quand Fleur s'échappe, il est vraiment difficile de la ramener parmi nous. Elle avoue elle-même qu'elle n'arrive plus à réfléchir, qu'elle a fait "trop". En maths, cela est plus qu'évident : une minute elle résout un problème sans difficulté et la minute suivante elle n'arrive pas à calculer 19 - 1 ...
J'aime sa douceur, sa gaieté et son univers : ma fille est un papillon. Mais mon papillon, de plus en plus, va devoir se concentrer longtemps. Espérons qu'elle se connaîtra assez pour faire une pause discrètement quand elle se sent partir, en dessinant une minute sur son cahier de brouillon par exemple, pour ensuite se remettre au travail sans trop de mal.
Pour terminer, voici mes impressions sur cette année magique avec ma grande fille et mon petit garçon. Tellement de bons moments, de belles réussites, de complicité. Beaucoup de travail pour moi, mais un travail qui m'a passionné, que j'ai adoré préparer.
Si je dois noter un regret, cela dit, c'est de ne pas avoir été plus entourée. Alors qu'une instit, un atsem, une nounou, "travaillent", une maman en IEF n'est rien de plus qu'une maman au foyer. C'est à dire, dans l'inconscient collectif, une personne sans intérêt, qui regarde des soaps pour tuer le temps, ne s'intéresse qu'aux potins de village et est "hors du monde". Mis à part de nombreux "Moi je ne pourrais pas, tu es courageuse" sans s'attarder le moins du monde sur le sujet, peu de personnes ont été là pour me poser des questions, m'écouter avec intérêt, m'aider si besoin.
Je n'ai jamais fait ça pour la reconnaissance, mais, malgré tout, un immense merci à celles et ceux qui m'ont encouragé, qui m'ont posé des questions sur mes projets, mon état d'esprit ou les progrès de Fleur, qui m'ont conseillé des livres ou des sites, qui m'ont écouté quand j'en avais besoin !!!
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dimanche 24 juillet 2016
vendredi 18 mars 2016
Je stresse ...
L'année scolaire est déjà bien avancée. Depuis deux semaines, avec Fleur, j'amorce un léger virage : nous nous orientons vers du français plus formel, une mise en autonomie plus importante et une attente plus stricte en ce qui concerne l'écriture et la présentation.
Pour son CE2, c'est certain, elle sera scolarisée. Je suis vraiment ravie de cette année d'IEF mais nous n'envisageons absolument pas de continuer après juin.
L'une comme l'autre.
Elle doit donc se préparer doucement à suivre un autre rythme et à répondre à des attentes différentes. Fleur a beaucoup progressé, vraiment beaucoup. Dans les domaines scolaires mais aussi dans son attitude : plus concentrée, moins craintive face à l'échec, plus sûre d'elle.
Nous remarquons des changements dans la vie de tous les jours également : elle prend davantage la parole, exprime mieux ses émotions, se braque moins quand elle est frustrée.
Je pourrais me sentir bien donc. Confiante. Fière de notre travail. Du sien surtout.
Mais je stresse.
Je n'ai toujours pas été inspectée ...
Non, je n'ai pas peur de l'inspectrice. Au pire elle m'obligera à rescolariser ma fille en septembre, ce qui est déjà au programme. Ce qui me gêne, c'est d'attendre.
Je suis positive, je suis ouverte : j'espère recevoir de bons conseils. Quelques "petites" critiques constructives. Oui mais en juin, ce ne sera plus utile !!!
J'ai peur de recevoir de bons conseils que je n'aurais pas le temps de mettre en place. D'appliquer.
Je ne comprend pas à quoi peut servir une inspection en fin d'année scolaire. Si j'ai pris de mauvaises habitudes, j'aimerais avoir le temps d'y réfléchir et de modifier ce qui doit l'être. Et non pas simplement me ronger les ongles parce que j'ai oublié de présenter à ma CE1 le passé composé et la table de 2.
Dans le groupe non-sco de mon secteur, nombreuses sont celles qui racontent leurs inspections. Qui décrivent des professionnels parfois ni ouverts ni tolérants. Souvent un peu hautains.
Je voudrais que ce soit terminé pour moi aussi ...
Pour son CE2, c'est certain, elle sera scolarisée. Je suis vraiment ravie de cette année d'IEF mais nous n'envisageons absolument pas de continuer après juin.
L'une comme l'autre.
Elle doit donc se préparer doucement à suivre un autre rythme et à répondre à des attentes différentes. Fleur a beaucoup progressé, vraiment beaucoup. Dans les domaines scolaires mais aussi dans son attitude : plus concentrée, moins craintive face à l'échec, plus sûre d'elle.
Nous remarquons des changements dans la vie de tous les jours également : elle prend davantage la parole, exprime mieux ses émotions, se braque moins quand elle est frustrée.
Je pourrais me sentir bien donc. Confiante. Fière de notre travail. Du sien surtout.
Mais je stresse.
Je n'ai toujours pas été inspectée ...
Non, je n'ai pas peur de l'inspectrice. Au pire elle m'obligera à rescolariser ma fille en septembre, ce qui est déjà au programme. Ce qui me gêne, c'est d'attendre.
Je suis positive, je suis ouverte : j'espère recevoir de bons conseils. Quelques "petites" critiques constructives. Oui mais en juin, ce ne sera plus utile !!!
J'ai peur de recevoir de bons conseils que je n'aurais pas le temps de mettre en place. D'appliquer.
Je ne comprend pas à quoi peut servir une inspection en fin d'année scolaire. Si j'ai pris de mauvaises habitudes, j'aimerais avoir le temps d'y réfléchir et de modifier ce qui doit l'être. Et non pas simplement me ronger les ongles parce que j'ai oublié de présenter à ma CE1 le passé composé et la table de 2.
Dans le groupe non-sco de mon secteur, nombreuses sont celles qui racontent leurs inspections. Qui décrivent des professionnels parfois ni ouverts ni tolérants. Souvent un peu hautains.
Je voudrais que ce soit terminé pour moi aussi ...
vendredi 12 février 2016
Routines et petites révisions (photos)
Il y a quelques jours, j'ai enfin pensé (il était temps !!!) à sortir mon appareil durant nos heures d'école. Je souhaitais faire un mini reportage sur nos routines quotidiennes : petites révisions de français, de maths, date, météo, lecture offerte (suivie d'une narration), lecture en autonomie etc ...
Rien que du formel donc, mais dans une belle ambiance : Fleur est très concentrée, très investie, et progresse beaucoup en ce moment. Les vacances scolaires commencent ce soir et c'est presque dommage car elle est dans une phase vraiment enthousiaste.
Ce jour-là petit N. était un peu malade (d'où le pyjama) mais comme toujours il a alterné les moments passés avec nous et les moments seul au salon. De manière générale nous faisons quelques activités ensemble (en ce moment il se passionne pour la numération et dénombre jusqu'à 4 avec plaisir) et nous lisons un livre ou deux. Tout dépend des jours. Les demandes viennent de lui, je ne force pas. Je propose parfois mais c'est assez rare. Ses passions du moment : les puzzles jusqu'à 36 pièces, les chiffres, les gros engins, les petits trains en bois.
Rien que du formel donc, mais dans une belle ambiance : Fleur est très concentrée, très investie, et progresse beaucoup en ce moment. Les vacances scolaires commencent ce soir et c'est presque dommage car elle est dans une phase vraiment enthousiaste.
Ce jour-là petit N. était un peu malade (d'où le pyjama) mais comme toujours il a alterné les moments passés avec nous et les moments seul au salon. De manière générale nous faisons quelques activités ensemble (en ce moment il se passionne pour la numération et dénombre jusqu'à 4 avec plaisir) et nous lisons un livre ou deux. Tout dépend des jours. Les demandes viennent de lui, je ne force pas. Je propose parfois mais c'est assez rare. Ses passions du moment : les puzzles jusqu'à 36 pièces, les chiffres, les gros engins, les petits trains en bois.
chercher dans le dictionnaire ou analyse de phrase selon les séances
date, météo, température, un peu d'écriture ou dictée des mots de la veille
calcul rapide, avec ou sans support
correction
petit N. en pleine réflexion
living book de février et grand coup de coeur pour ma Fleur : l'histoire de Louis Braille
encore Yotsuba en autonomie, Fleur alterne plusieurs livres en ce moment
et après les heures d'école, un peu de détente ... en écrivant. Comme quoi, les journées ne sont pas si dures ;-)
vendredi 29 janvier 2016
De belles lectures
Quand j'étais plus jeune, j'étais une grande fan du "Club des cinq".
J'avais une belle collection de livres que je relisais régulièrement. Je ne me suis jamais sentie freinée par une richesse littéraire incompréhensible (!!!), je me souviens même avoir souvent rit avec ma soeur de ces "repas copieux" et autres expressions un peu pompeuses.
Quand mon grand A. est entré en CE1, il y a deux ans donc, j'avoue avoir été gênée par ses textes de lecture : du langage courant à toutes les sauces, du présent, du passé composé, un vocabulaire d'une grande pauvreté.
Il faut faire aimer la lecture aux enfants ... je suis bien d'accord, mais leur mâcher le travail n'en fera pas de meilleurs lecteurs pour autant. C'est du moins mon opinion : si j'aime lire de belles descriptions de Zola, c'est aussi parce que, plus jeune, j'ai apprécié des "repas copieux" et autres joyeusetés qui ne m'étaient pas ordinaires.
Je ne sais plus quand ni comment j'ai découvert la pédagogie Charlotte Mason. Je sais seulement que, enfin, j'ai trouvé des listes de livres qui me parlaient, des principes qui me plaisaient vraiment : offrir aux enfants de beaux textes, les familiariser avec de belles histoires, bien écrites, qui développent l'imagination. Les respecter en leur apportant une vraie richesse de mots, d'expressions, de temps ... ah ! le fameux passé simple, comment l'apprendre facilement s'il nous est inconnu ?
Depuis cet été, j'ai lu à mes deux grands, parfois aux petits également, "La gloire de mon père", "Les malheurs de Sophie", "Le château de ma mère", "Fifi Brindacier", "Le petit prince", "Les contes d'Andersen".
Actuellement, nous lisons en classe avec Fleur "Mythes grecs pour les petits" et avec mes deux grands le soir un de mes fameux "Club des cinq".
Nos "débuts" n'ont pas été simples, j'ai dû insister un peu : Pagnol n'est pas forcément évident pour une petite fille de 7 ans. J'ai commencé en lisant deux pages par jour, puis un peu plus. Puis un peu plus encore. En deux semaines seulement, mes deux grands se sont plongés avec délice dans la garrigue de Pagnol, et n'ont plus jamais râlé contre une absence d'image ou des descriptions trop longues.
Si je parle de cette expérience, ce n'est pas pour présenter Charlotte Mason : d'autres l'ont fait beaucoup mieux que je ne pourrais le faire. Je voudrais simplement faire un constat : nos enfants baignent dans une pauvreté littéraire énorme. Tout leur est facile, tout leur est familier !!!
(Je précise cela dit que je suis très contente des deux instituteurs actuels de mon grand A., qui offrent culture et diversité de textes jusque dans les devoirs de conjugaison !!!)
C'est ainsi que j'ai eu l'occasion, récemment, le feuilleter un nouveau "Club des cinq". Par nouveau, j'entend "nouvelle version". Les textes ont été réécrits.
Que dis-je ? Les textes ont été appauvris, coupés, vidés ...
J'en suis choquée, vraiment : je ne pense pas avoir été plus intelligente, plus cultivée ou plus motivée que mes enfants au même âge. Pourquoi sont-ils traités avec autant de condescendance ? Pourquoi n'ont-ils pas droit, comme moi au même âge, à un accès au passé simple, à la forme interrogative ou à quelques informations sur la ville de Grenoble ?
La tendance actuelle est de simplifier, toujours, d'éviter l'effort et le recours au dictionnaire ... Mais ces efforts sont nécessaires !!! Ce n'est pas l'appareil qui fait les jolies photos. Ce n'est pas le four qui fait les bons gâteaux. Ce n'est pas le vélo qui fait les mollets en béton.
Et ce n'est pas des livres appauvris qui font des bons orateurs, des passionnés de Flaubert et des écrivains célèbres. Qui font des élèves à l'aise avec la forme interrogative et le passé simple. Entre autres.
Pour finir, je précise que, si j'apporte beaucoup de soin au choix des livres de mes enfants, je varie les styles, les genres, et m'adapte à leurs goûts : Fleur lit actuellement "Yotsuba&" et mon grand A. dévore les BD de Léonard.
J'avais une belle collection de livres que je relisais régulièrement. Je ne me suis jamais sentie freinée par une richesse littéraire incompréhensible (!!!), je me souviens même avoir souvent rit avec ma soeur de ces "repas copieux" et autres expressions un peu pompeuses.
Quand mon grand A. est entré en CE1, il y a deux ans donc, j'avoue avoir été gênée par ses textes de lecture : du langage courant à toutes les sauces, du présent, du passé composé, un vocabulaire d'une grande pauvreté.
Il faut faire aimer la lecture aux enfants ... je suis bien d'accord, mais leur mâcher le travail n'en fera pas de meilleurs lecteurs pour autant. C'est du moins mon opinion : si j'aime lire de belles descriptions de Zola, c'est aussi parce que, plus jeune, j'ai apprécié des "repas copieux" et autres joyeusetés qui ne m'étaient pas ordinaires.
Je ne sais plus quand ni comment j'ai découvert la pédagogie Charlotte Mason. Je sais seulement que, enfin, j'ai trouvé des listes de livres qui me parlaient, des principes qui me plaisaient vraiment : offrir aux enfants de beaux textes, les familiariser avec de belles histoires, bien écrites, qui développent l'imagination. Les respecter en leur apportant une vraie richesse de mots, d'expressions, de temps ... ah ! le fameux passé simple, comment l'apprendre facilement s'il nous est inconnu ?
Depuis cet été, j'ai lu à mes deux grands, parfois aux petits également, "La gloire de mon père", "Les malheurs de Sophie", "Le château de ma mère", "Fifi Brindacier", "Le petit prince", "Les contes d'Andersen".
Actuellement, nous lisons en classe avec Fleur "Mythes grecs pour les petits" et avec mes deux grands le soir un de mes fameux "Club des cinq".
Si je parle de cette expérience, ce n'est pas pour présenter Charlotte Mason : d'autres l'ont fait beaucoup mieux que je ne pourrais le faire. Je voudrais simplement faire un constat : nos enfants baignent dans une pauvreté littéraire énorme. Tout leur est facile, tout leur est familier !!!
(Je précise cela dit que je suis très contente des deux instituteurs actuels de mon grand A., qui offrent culture et diversité de textes jusque dans les devoirs de conjugaison !!!)
C'est ainsi que j'ai eu l'occasion, récemment, le feuilleter un nouveau "Club des cinq". Par nouveau, j'entend "nouvelle version". Les textes ont été réécrits.
Que dis-je ? Les textes ont été appauvris, coupés, vidés ...
J'en suis choquée, vraiment : je ne pense pas avoir été plus intelligente, plus cultivée ou plus motivée que mes enfants au même âge. Pourquoi sont-ils traités avec autant de condescendance ? Pourquoi n'ont-ils pas droit, comme moi au même âge, à un accès au passé simple, à la forme interrogative ou à quelques informations sur la ville de Grenoble ?
Un petit exemple de plus, je ne vous donne pas l'origine, je pense que vous devinerez sans problème ...
La tendance actuelle est de simplifier, toujours, d'éviter l'effort et le recours au dictionnaire ... Mais ces efforts sont nécessaires !!! Ce n'est pas l'appareil qui fait les jolies photos. Ce n'est pas le four qui fait les bons gâteaux. Ce n'est pas le vélo qui fait les mollets en béton.
Et ce n'est pas des livres appauvris qui font des bons orateurs, des passionnés de Flaubert et des écrivains célèbres. Qui font des élèves à l'aise avec la forme interrogative et le passé simple. Entre autres.
Pour finir, je précise que, si j'apporte beaucoup de soin au choix des livres de mes enfants, je varie les styles, les genres, et m'adapte à leurs goûts : Fleur lit actuellement "Yotsuba&" et mon grand A. dévore les BD de Léonard.
Bonne lecture à tous :-)
mercredi 27 janvier 2016
Progression en histoire avec Fleur
Durant la première partie de l'année, nous avons travaillé sur le temps. Pendant l'été, Fleur avait encore du mal à se situer dans une journée ou une semaine et je voulais vraiment que tout soit clair pour elle.
1 - dictée à l'adulte : le déroulement de ma journée, en n'oubliant pas de noter le nom de chaque repas.
2 - création d'un emploi du temps de la semaine
3 - création d'un calendrier perpétuel, où sont notés les anniversaires, les fêtes, les changements de saisons
4 - plusieurs séances sur l'heure
5 - en français, nous avons approfondi le vocabulaire chronologique avec des cartes séquentielles, des récits oraux et écrits, et, petit à petit, Fleur a appris à reconnaître un passé, un présent ou un futur sans l'aide de mots outils comme "hier" ou "maintenant".
Fleur a manipulé le globe et observé l'alternance du jour et de la nuit, elle a découpé, elle a demandé les dates d'anniversaire de ses copines pour les noter sur son calendrier, elle a appris à chercher dans un agenda, un calendrier, un emploi du temps ... bref, elle a été active et tout semble clair aujourd'hui dans sa tête.
Durant la seconde partie de l'année, nous avons constaté que le temps passe et fait grandir les enfants :-)
1 - création d'un arbre généalogique
2 - création d'une frise chronologique, celle de la vie de ma fleur, de sa naissance à aujourd'hui
3 - réalisation d'un questionnaire "à 7 ans ..." dans lequel Fleur a choisi dix questions à poser à son entourage : Où habitais-tu à l'âge de 7 ans ? Avec qui ? Quelle était ta matière préférée à l'école ? Quel était ton gâteau préféré ? Que regardais-tu à la télé ? etc ...
Elle a ainsi recueilli 24 réponses, de 7 à 89 ans (et aussi celle de petit N. pour qui la matière préférée est "boire de la camomille en lisant des histoires") et a pu constater des changements importants entre hier et aujourd'hui : beaucoup de familles qui, dans les années 60, vivaient à trois générations dans une même maison, par exemple.
Ces bases posées, je pensais commencer en janvier les grands récits Montessori. J'avoue : je n'ai eu ni le temps ni l'envie de me lancer dans ce long travail de préparation. Un jour peut-être ...
Quoi qu'il en soit, depuis la rentrée de janvier nous visionnons de courtes vidéos (il y en a huit au total) sur la formation de la Terre. J'ai préalablement écrit un petit résumé de chaque épisode, je met "pause" régulièrement, nous expliquons et elle illustre au fur et à mesure de la vidéo.
Ces vidéos ont tellement de succès que mon grand A. ne veut pas les manquer : il nous a demandé de décaler les leçons d'histoire à des horaires où il est présent à la maison. Il est toutefois déçu de ne pas avoir pu observer la naissance du Soleil et aimerait en savoir davantage ... je note ;-)
Nous continuerons l'année avec les premiers hommes, l'Egypte antique (qui n'est plus au programme, ni au primaire, ni au collège, quel dommage !!!), la Grèce et Rome. Affaire à suivre, je n'ai pas commencé mes préparations.
1 - dictée à l'adulte : le déroulement de ma journée, en n'oubliant pas de noter le nom de chaque repas.
2 - création d'un emploi du temps de la semaine
3 - création d'un calendrier perpétuel, où sont notés les anniversaires, les fêtes, les changements de saisons
4 - plusieurs séances sur l'heure
5 - en français, nous avons approfondi le vocabulaire chronologique avec des cartes séquentielles, des récits oraux et écrits, et, petit à petit, Fleur a appris à reconnaître un passé, un présent ou un futur sans l'aide de mots outils comme "hier" ou "maintenant".
Fleur a manipulé le globe et observé l'alternance du jour et de la nuit, elle a découpé, elle a demandé les dates d'anniversaire de ses copines pour les noter sur son calendrier, elle a appris à chercher dans un agenda, un calendrier, un emploi du temps ... bref, elle a été active et tout semble clair aujourd'hui dans sa tête.
Durant la seconde partie de l'année, nous avons constaté que le temps passe et fait grandir les enfants :-)
1 - création d'un arbre généalogique
2 - création d'une frise chronologique, celle de la vie de ma fleur, de sa naissance à aujourd'hui
3 - réalisation d'un questionnaire "à 7 ans ..." dans lequel Fleur a choisi dix questions à poser à son entourage : Où habitais-tu à l'âge de 7 ans ? Avec qui ? Quelle était ta matière préférée à l'école ? Quel était ton gâteau préféré ? Que regardais-tu à la télé ? etc ...
Elle a ainsi recueilli 24 réponses, de 7 à 89 ans (et aussi celle de petit N. pour qui la matière préférée est "boire de la camomille en lisant des histoires") et a pu constater des changements importants entre hier et aujourd'hui : beaucoup de familles qui, dans les années 60, vivaient à trois générations dans une même maison, par exemple.
Ces bases posées, je pensais commencer en janvier les grands récits Montessori. J'avoue : je n'ai eu ni le temps ni l'envie de me lancer dans ce long travail de préparation. Un jour peut-être ...
Quoi qu'il en soit, depuis la rentrée de janvier nous visionnons de courtes vidéos (il y en a huit au total) sur la formation de la Terre. J'ai préalablement écrit un petit résumé de chaque épisode, je met "pause" régulièrement, nous expliquons et elle illustre au fur et à mesure de la vidéo.
Ces vidéos ont tellement de succès que mon grand A. ne veut pas les manquer : il nous a demandé de décaler les leçons d'histoire à des horaires où il est présent à la maison. Il est toutefois déçu de ne pas avoir pu observer la naissance du Soleil et aimerait en savoir davantage ... je note ;-)
(la qualité de la photo est vraiment mauvaise, je suis désolée, j'espère que l'on voit assez)
mardi 22 décembre 2015
Photos
Quelques photos d'octobre-novembre.
Je réalise que j'ai très peu de photos de notre petite "école" : je ne pense pas à sortir mon appareil, tout simplement !!!
Voici donc quelques séances :
- sur les volumes et leur contenance
- sur les supports en géographie et la déformation engendrée par une mise "à plat"
- sur notre sortie nature de novembre dont le thème choisi par Fleur était "traces et empreintes des animaux"
- et en cadeau bonus : de la déco l'Halloween 3 jours avant Noël, pour vous inspirer ... no comment hi ! hi !
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